En bref : un site peut être joli, rapide, à jour, et rester invisible sur Google. C’est ce qui arrivait au projet perso de Thomas, le formateur de notre formation Claude : un site qui aide les amateurs de livres photo à dénicher les bonnes affaires, monté sur un outil no-code, et qui plafonnait à 91 impressions Google par semaine. Refait en 34 heures avec Claude Code, il affichait 11 709 impressions et 290 clics hebdomadaires deux semaines plus tard. Pas de magie : une page par recherche réelle, un contenu que Google lit sans effort, des pages reliées entre elles. Voici ce qui a changé, et les trois signaux pour vérifier si votre site est dans le même cas.
Un site joli, mais que Google ne voyait pas
Thomas, c’est le formateur qui anime notre formation Claude. Il a plusieurs cordes à son arc, dont une passion forte pour la photo. Son projet perso : un site qui aide les amateurs de livres photo à repérer les bonnes affaires.
Ce site existait déjà, monté sur un outil no-code. Propre, agréable, à jour. Un seul problème, que personne ne voyait : sur la semaine du 27 août au 2 septembre, Google Search Console affichait 91 impressions et 5 clics. Une impression, c’est une fois où Google montre votre site dans ses résultats. 91 fois en une semaine, pour un site qui couvre des centaines de livres, autant dire que le site n’existait pas.
C’est le piège de ce genre de site : rien ne vous prévient. Pas de message d’erreur, pas de voyant rouge. Le site est en ligne, il fonctionne, vos proches le trouvent très réussi. Google, lui, n’a presque rien à montrer.
34 heures chrono
Le 1er septembre à 10 h 58, Thomas écrit les premières lignes du nouveau site avec Claude Code, la version de Claude qui travaille directement dans les fichiers d’un projet. Le 2 septembre à 21 h, le site est en ligne. 34 heures, pauses café comprises.
Ce qu’il a construit n’a rien d’exotique : une page par livre, une page par éditeur, une page par photographe. Des centaines de pages, chacune centrée sur une chose précise, toutes reliées entre elles.
Deux semaines plus tard, sur la semaine du 8 au 14 septembre, Search Console affichait 11 709 impressions et 290 clics.
Je ne vous promets pas ces chiffres. Ce sont les siens, relevés sur son site mi-septembre, dans une niche où personne ne s’était donné la peine de bien faire. Votre marché est peut-être plus disputé. Mais le mécanisme, lui, est le même partout.
Ce qui a vraiment changé
Trois choses, et aucune n’est un « hack » :
- Une page par recherche réelle. Avant : quelques pages génériques qui essayaient de tout dire. Après : une page par livre, par éditeur, par photographe. La personne qui cherche un livre précis tombe sur une page qui parle exactement de ça. Google adore, le visiteur aussi.
- Un contenu que Google lit sans effort. Beaucoup d’outils no-code affichent le contenu via JavaScript : le texte apparaît dans votre navigateur, mais côté Google, le lire demande une étape de plus, que le moteur documente lui-même comme plus lente et moins fiable. Le nouveau site envoie des pages complètes, lisibles directement.
- Des pages reliées entre elles. Chaque livre renvoie vers son éditeur et son photographe, et inversement. Google circule de page en page par les liens : chaque page aide les autres à être trouvées.
Et pour savoir si votre site est dans le même cas, trois vérifications qui prennent dix minutes :
- Tapez site:votresite.fr dans Google. Si une poignée de pages ressort alors que votre activité en mériterait des dizaines, Google ne voit qu’une vitrine.
- Ouvrez Google Search Console (c’est gratuit). Des impressions plates depuis des mois, c’est un site que Google ne propose presque jamais.
- Affichez le code source d’une de vos pages (clic droit, puis « Afficher le code source »). Si vos textes importants n’y figurent pas, Google doit travailler pour les trouver. Parfois il le fait. Parfois non.
Le vrai sujet, ce n’est pas le SEO
Ce qui m’a marqué dans cette histoire, ce n’est pas la courbe (bon, d’accord, un peu la courbe). C’est ce que Thomas a confié à Claude : pas une tournure de mail à améliorer, un chantier complet. La structure du site, les pages, les liens entre elles, la mise en ligne. Il décrit, il découpe, il vérifie, et Claude produit.
Parce que si Claude sert surtout à reformuler vos mails, vous allez chercher le pain en Ferrari. La différence entre les deux usages ne se joue pas sur l’abonnement, elle se joue sur ce qu’on ose lui confier et sur la façon de le cadrer.
C’est exactement ce que Thomas montre dans la formation : sa façon de faire travailler Claude sur de vrais chantiers, avec ses réflexes à lui. Et c’est une logique qu’on applique aussi à nous-mêmes : quand on a confié notre blog à l’IA, on a mesuré, et on vous a tout raconté dans notre crash test SEO, y compris ce qui a raté. On teste sur nous avant d’en parler aux clients.
La formation qui va avec
Faire travailler Claude pour de vrai
Deux jours aux côtés de Thomas pour confier à Claude de vrais chantiers, pas des brouillons.
- 2 et 3 novembre, Vieux-Lille
- Claude au quotidien, puis les bases de Claude Code
- En petit groupe, ou en intra pour ton équipe
- Finançable OPCO
Voir la formation Claude →et on monte le dossier OPCO avec toi
FAQ
Pourquoi mon site n’apparaît pas sur Google ?
Les causes les plus fréquentes : trop peu de pages (une vitrine qui essaie de tout dire), un contenu que Google lit mal (souvent du tout-JavaScript), et aucune page qui corresponde à une recherche précise. Commence par ouvrir Google Search Console : c’est gratuit, et c’est le seul endroit où Google te dit ce qu’il voit de ton site.
Un outil no-code est-il mauvais pour le référencement ?
Pas forcément. Pour un site vitrine de quelques pages, beaucoup conviennent très bien. Mais dès que ton contenu a de la profondeur (un catalogue, des fiches, des auteurs, des références), il te faut une page par sujet et un code que Google lit facilement. C’est souvent là que ces outils atteignent leur limite.
Faut-il savoir coder pour refaire son site avec Claude ?
Thomas sait coder, et ça aide, surtout pour vérifier ce que Claude produit. Mais l’essentiel de ce qu’il transmet n’est pas un cours de code : c’est sa façon de cadrer un vrai chantier (décrire ce qu’on veut, le découper, contrôler le résultat). Les bases de Claude Code arrivent en fin de formation, une fois cette logique en place.
Sources
- Chiffres du site de Thomas : Google Search Console, relevés mi-septembre 2026, partagés dans le post LinkedIn d’origine.
- Google Search Central, Comprendre les bases du SEO JavaScript.
Cet article prolonge une publication LinkedIn d’Emmanuel Poteau.
Directeur de Kaligram — Centre de formation numérique à Lille